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Groupe Samsung (16121 views - Brands)

Le Groupe Samsung (hangul : 삼성, hanja : 三星, McCune-Reischauer : Samsŏng, romanisé : Samseong qui signifie « trois étoiles ») est un des principaux chaebols coréens (conglomérat coréen constitué de différentes sociétés que lient des relations financières complexes). Plusieurs sociétés importantes s'y rattachent, dont l'entreprise d'électronique Samsung Electronics, connue du grand public par les téléviseurs ou la téléphonie mobile.
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Groupe Samsung

Groupe Samsung

Pour les autres sujets connus sous le nom abrégé de Samsung, voir Samsung.

Groupe Samsung

Création
Dates clés
Fondateurs Lee Byung-chul
Personnages clés Lee Kun-hee (CEO)
Lee Jae-yong (vice-président)
Forme juridique Société par actions
Slogan Turn on tomorrow (demain c'est maintenant)
Siège social Séoul
 Corée du Sud
Direction Boo-Keun Yoon et Jong-Kyun Shin (Président directeur général actuel)
Président Lee Kun-hee
Actionnaires Heroshima
Activité Électronique, construction navale, bâtiment et génie civil, etc.
Produits Téléphone mobile, téléviseur, électroménager, électronique, ordinateurs portables, disques durs et tablettes.
Filiales Samsung Electronics,
Samsung Engineering (en),
Samsung Heavy Industries,
Samsung C&T Corporation,
Samsung Life Insurance, etc.
Effectif 325 000 employés
Site web www.samsung.com

Dette Aucune (2016)
Chiffre d’affaires 305 milliards USD (2014)[1]
Résultat net 22,1 milliards USD (2014)

[2]

Le Groupe Samsung (hangul : 삼성, hanja : 三星, McCune-Reischauer : Samsŏng, romanisé : Samseong qui signifie « trois étoiles ») est un des principaux chaebols coréens (conglomérat coréen constitué de différentes sociétés que lient des relations financières complexes). Plusieurs sociétés importantes s'y rattachent, dont l'entreprise d'électronique Samsung Electronics, connue du grand public par les téléviseurs ou la téléphonie mobile.

Activité et structure

En 2009 le groupe est à la tête de 59 sociétés, de média numériques, d'écrans, de moniteurs et de semi-conducteurs. La société est également présente dans le secteur du BTP avec notamment la construction du gratte-ciel Burj Khalifa.

La filiale Samsung Heavy Industries Co. Ltd. (SHI) exploite depuis 1974 l'un des principaux chantiers navals de Corée du Sud, sur l'île de Geoje, en face de la ville de Pusan. Elle construit des pétroliers, des méthaniers, des porte-conteneurs, des plateformes de forage, etc. Le chantier naval employait 18 000 salariés en 2006.

Dans le domaine éducatif, le groupe a développé des partenariats avec des établissements d'enseignement supérieur tels que l'Université de Sungkyunkwan. Dans le domaine de la conservation de la nature, en 2008, il lance son programme « Samsung Ethic Forest » qui prévoit de replanter des arbres en forêt tropicale.

Samsung s'illustre également par ses campagnes de communications à grand budget et un peu décalées, comme celle de 2014 qui met en scène des footballeurs comme Cristiano Ronaldo, Léo Messi ou encore Wayne Rooney.

Histoire

De 1938 à 1970

Le , Lee Byung-chu, , membre d'une grande famille du district de Uiryeong, déménage près de la ville de Daegu et fonde Samsung Sanghoe(삼성상회, 三星商會). C'était, à l'origine, une société de négoce qui employait quarante employés à Su-Dong (actuellement Ingyo-dong)[3]. La société traitait avec des épiceries locales et faisait également des nouilles. La société prospéra et Lee déménagea son bureau à Séoul en 1947. Quand la guerre de Corée débuta, il fut forcé de quitter Séoul. Il lança alors une raffinerie de sucre à Busan, appelée Cheil Jedang. En 1954, Lee fonda Cheil Mojik et bâtit l'usine à Chimsan-dong, Daegu. C'était la plus grande filature de laine du pays.

Samsung se diversifia dans de nombreux domaines. Lee cherchait à faire de Samsung un leader dans de nombreux domaines de l'industrie. C'est pour cela que Samsung s'occupa d'affaires comme les assurances, la sécurité et le commerce. Le président Park Chung Hee plaçait une grande attente dans l'industrialisation. Il a concentré sa stratégie de développement économique sur une poignée de conglomérats nationaux, les protégeant de la compétition et les aidant financièrement[4].

En 1947, Cho Hong-jai, le fondateur du groupe Hyosung, a conjointement investi dans une nouvelle société appelée Samsung Mulsan Gongsa, ou Samsung Trading Corporation, avec le fondateur de Samsung, Lee Byung-chull. La société de trading s'est développée jusqu'à devenir ce que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de Samsung C&T Corporation. Après quelques années, Cho et Lee se sont séparés, à cause de différences dans leurs idées de management et de commercialisation. Le groupe Samsung a ainsi été séparé en plusieurs filiales : le groupe Samsung et le groupe Hyosung, Hankook Tire et d'autres encore[5],[6].

À la fin des années 1960, le groupe Samsung fit ses débuts dans l'industrie électronique. Il a mis en place plusieurs divisions liées à l'électronique, comme Samsung Electronics Devices, Samsung Electro-Mechanics, Samsung Corning et Samsung Semiconductor & Telecommunications, et s'est établi à Suwon. Son premier produit était une télévision en noir et blanc.

De 1970 à 1990

En 1980, Samsung acquit la société Hanguk Jeonja Tongsin, basée à Gumi et pénétra ainsi l'industrie du matériel de télécommunications. Ses premiers produits étaient des tableaux de distribution. Les installations furent développées dans l'optique de la conception de systèmes téléphoniques et de fax. Samsung a ainsi produit plus de 800 millions de téléphones mobiles[8]. La société a ensuite été incluse dans la filiale Samsung Electronics dans les années 1980.

Après que Lee, le fondateur, mourut en 1987, le groupe Samsung fut séparé en quatre groupes différents - le groupe Samsung, le groupe Shinsegae, le groupe CJ et le groupe Hansol[9]. Le groupe Shinsegae (discount, magasin) faisait partie, au début, du groupe Samsung et fut séparé dans les années 1990 du groupe, avec le groupe CJ (Alimentation/Produits chimiques/Divertissement/Logistique), et le groupe Hansol (Papier/Télécommunications). Aujourd'hui, ces groupes sont indépendants et ils ne font plus partie ou ne sont plus connectés au groupe Samsung[10]. Un représentant du groupe Hansol a déclaré, "Seulement les personnes ignorantes des lois du business mondial pouvait croire quelque chose d'aussi absurde", ajoutant, "Quand Hansol s'est séparé du groupe Samsung en 1991, il a coupé toutes les garanties de paiement et toutes les participations avec les affiliés de Samsung." Une source proche du groupe Hansol a attesté, "Hansol, Shinsegae et CJ ont été indépendants dans leur méthode de management depuis leur séparation respective du groupe Samsung"[10].

Dans les années 1990, Samsung Electronics a commencé à investir massivement dans la recherche et le développement, des investissements qui étaient décisifs afin de propulser la compagnie sur le devant de la scène de l'industrie électronique mondiale. En 1982, la société a construit une usine d'assemblage de télévisions au Portugal; en 1984, une usine à New York; en 1985, une usine à Tokyo; en 1987, des installations en Angleterre; et d'autres installations à Austin au Texas, en 1996. En 2012, Samsung a investi plus de 13 milliards de dollars dans les installations de Austin, connues sous le nom de Samsung Austin Semiconductor. Cela fait de Austin la plus grande zone du Texas recevant le plus d'investissements étrangers et une des plus grandes des États-Unis[11],[12]

Années 2000

Le PDG actuel est Lee Kun-hee, à la tête du conglomérat depuis 1987[13]. Le groupe affiche en 2006 un chiffre d'affaires de 162,9 milliards de dollars.

Pour l'année 2007 et début 2008, Samsung est le 3e fabricant mondial de téléphones portables derrière Nokia et Motorola[14]. En 2009, Samsung devient numéro 1 mondial des ventes de téléviseurs, d'écrans d'ordinateur et d'imprimantes laser, numéro 2 des téléphones mobiles et réfrigérateurs, numéro 3 des appareils photo et des aspirateurs[15]. En 2012, Samsung devient simultanément no 1 mondial de la téléphonie mobile, détrônant Nokia alors leader depuis 14 ans sans interruption, et no 1 mondial des Smartphones devant Apple [16]

En 2009, en termes de parts de marché, Samsung est le premier producteur de mémoire DRAM et le premier producteur de mémoire NAND flash[17].

Années 2010

En 2013, le fabricant devient, selon Booz & Company et le Boston Consulting Group la deuxième entreprise la plus innovante au monde derrière Volkswagen. Le fabricant coréen gagne 4 positions par rapport à 2012 grâce à une progression de 15% de ses dépenses de Recherche et développement (10,4 milliards de dollars)[18],[19].

En novembre 2014, Hanwha et Hanwha Energy acquièrent les participations de Samsung Group dans quatre entreprises, présentes dans la défense ou la chimie. Cela comprend une participation de 32,4 % dans Samsung Techwin et de 57,6 % dans Samsung General Chemicals, ainsi que les participations dans les joint-ventures Samsung Total Petrochemicals, Samsung General Chemicals et Samsung Thales, pour un montant proche de 1,7 milliards de dollars[20],[21].

En juillet 2015, dans le cadre de la succession à la tête du groupe Samsung, Cheil Industries acquiert Samsung C&T pour l'équivalent de 7,1 milliards d'euros. Cette opération doit permettre à Lee Jae-yong, actionnaire à 42,2 % de Cheil Industries, de prendre le contrôle de la participation de 4,1 % que détient Samsung C&T dans Samsung Electronics[22].

En août 2015, l’entreprise annonce la création d'un fonds de dédommagement de plus de 70 millions d'euros pour les victimes de cancer dans les usines du groupe[23].

En octobre 2015, Samsung vend une participation de 90 % dans ses activités chimiques à Lotte Chemical pour l'équivalent de 2,6 milliards de dollars[24].

En novembre 2016, Samsung introduit partiellement en bourse sa filiale de biotechnologie, Samsung Biologics, pour 1,8 milliard de dollars[25]. Le 14 novembre, le groupe fait l'acquisition de l'entreprise américaine Harman International Industries, leader des solutions de connectivité dans l'automobile, pour 8 milliards de dollars[26].

Le scandale Choi Soon-sil qui éclate à la fin de l'année 2016 porte sur l'influence de Choi Soon-sil, une femme d'affaires sud-coréenne confidente de la présidente Park Geun-hye qui aurait soutiré 65 millions de dollars aux chaebols via des fondations qui lui étaient liées, entraînant l'ouverture d’enquêtes pour trafic d'influence et corruption[27].

Le vice-président du groupe Lee Jae-yong se trouve impliqué dans ce scandale. Après un mois d'enquête, il est arrêté dans la nuit du [28]. Le , il est mis en examen pour corruption et détournement de fonds[29].

Responsabilité sociale

Interdiction des syndicats

La tradition du groupe est d'interdire les syndicats dans l'entreprise Samsung. Néanmoins, un syndicat a vu le jour en 2011 au parc à thèmes Samsung Everland. Son représentant lui-même, Kim Sung-hwan, avait été licencié pour avoir tenté de créer un syndicat en 1996[30].

Maladie du travail

L'organisation SHARPS a recensé en 2011 dans les différentes divisions de Samsung 137 cas de maladies professionnelles aboutissant à 61 morts[31].

Plusieurs salariés sont morts de leucémie après avoir travaillé dans les usines Samsung, comme Yu-mi Hwangs décédée à 23 ans après 4 ans de service. Depuis 2003, 26 cas de leucémies et de lymphomes non hodgkiniens ont été recensés, dont 10 mortels. Les femmes sont les plus exposées. Une étude a révélé une incidence jusqu'à 5 fois supérieure à la normale[32],[33].

Un film, Forget me not, a été réalisé en hommage aux 46 victimes de Samsung recensées par l'association SHARPs[34].

Sweatshops

En 2007, une entreprise chinoise qui assemble des appareils pour Samsung Electronics Co. est accusée par China Labor Watch d'avoir embauché des enfants dans ses chaines de production et forcé ses employés à travailler des heures excessives, violant plusieurs lois du travail[35],[36].

Communication

Activité de lobbying

Auprès des institutions de l'Union européenne

Samsung Electronics Europe est inscrit depuis 2011 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Il déclare en 2015 pour cette activité des dépenses d'un montant compris entre 2 500 000 et 2 700 000 euros, et indique avoir perçu sur le même exercice 1 083 225 euros de subventions de l'Union européenne[37].

Aux États-Unis

Selon le Center for responsive politics, les dépenses de lobbying du Samsung Group aux États-Unis s'élèvent en 2015 à 1 680 000 dollars[38].

Identité visuelle



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