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McLaren Racing (15193 views - Cars & Motorbikes & Trucks & Buse)

McLaren Racing, fondée en 1963 par Bruce McLaren sous le nom Bruce McLaren Motor Racing Ltd (engagée sous la dénomination McLaren F1 Team en compétition), est la branche de McLaren Technology Group chargée de l'engagement en compétition des voitures de la marque automobile britannique McLaren. L'écurie démarre en Formule 1 en 1966 avec son créateur au volant, ce qui en fait aujourd'hui la plus ancienne équipe engagée en continu dans ce championnat après Ferrari. Autrefois également présente en CanAm, IndyCar et Sport-prototypes, McLaren Racing est aujourd'hui engagée en Blancpain Sprint Series en plus de son activité en Formule 1. Respectivement vainqueur et triple-vainqueur des 24 Heures du Mans et des 500 Miles d'Indianapolis, McLaren Racing vit ses plus belles années avec Alain Prost et Ayrton Senna du milieu des années 1980 au début des années 1990, en remportant six titres mondiaux des pilotes (trois chacun) et six titres constructeurs. Elles sont ponctuées par une saison 1988 record où les deux pilotes obtiennent quinze victoires en seize courses avec un moteur Honda. Les cinq autres champions du monde sur McLaren sont Emerson Fittipaldi (1974), James Hunt (1976), Niki Lauda (1984), Mika Häkkinen (1998 et 1999) et Lewis Hamilton (2008). McLaren Racing est, derrière la Scuderia Ferrari, l'écurie la plus titrée de la Formule 1, et également après l'écurie de Maranello, la plus ancienne encore en activité. Après une association longue de vingt ans avec Mercedes en tant que motoriste, McLaren commence un nouveau partenariat avec Honda à partir de 2015 qui s'achève en 2017 après trois années de mauvais résultats. McLaren s'associe avec le motoriste Renault à partir de la saison 2018.
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McLaren Racing

McLaren Racing

McLaren Racing

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McLaren Racing
Discipline Formule 1 Localisation Woking, Angleterre, Royaume-Uni
Dirigeants et pilotes
Président Zak Brown
Directeur Éric Boullier (compétition)
Team Manager Paul James
Directeur technique Tim Goss
Designer en chef Neil Oatley
Pilotes 2. Stoffel Vandoorne
14. Fernando Alonso
Pilotes essayeurs Lando Norris
Caractéristiques techniques
Châssis MCL33
Moteurs Renault V6 turbo R.E.18
Pneumatiques Pirelli
Résultats
Début GP de Monaco 1966
Courses disputées 821
Points marqués 5146,5
Titres constructeurs 8
Titres pilotes 12
Victoires 182
Podiums 485
Pole positions 155
Meilleurs tours en course 155

McLaren Racing, fondée en 1963 par Bruce McLaren sous le nom Bruce McLaren Motor Racing Ltd (engagée sous la dénomination McLaren F1 Team en compétition), est la branche de McLaren Technology Group chargée de l'engagement en compétition des voitures de la marque automobile britannique McLaren. L'écurie démarre en Formule 1 en 1966 avec son créateur au volant, ce qui en fait aujourd'hui la plus ancienne équipe engagée en continu dans ce championnat après Ferrari.

Autrefois également présente en CanAm, IndyCar et Sport-prototypes, McLaren Racing est aujourd'hui engagée en Blancpain Sprint Series en plus de son activité en Formule 1. Respectivement vainqueur et triple-vainqueur des 24 Heures du Mans et des 500 Miles d'Indianapolis, McLaren Racing vit ses plus belles années avec Alain Prost et Ayrton Senna du milieu des années 1980 au début des années 1990, en remportant six titres mondiaux des pilotes (trois chacun) et six titres constructeurs. Elles sont ponctuées par une saison 1988 record où les deux pilotes obtiennent quinze victoires en seize courses avec un moteur Honda. Les cinq autres champions du monde sur McLaren sont Emerson Fittipaldi (1974), James Hunt (1976), Niki Lauda (1984), Mika Häkkinen (1998 et 1999) et Lewis Hamilton (2008).

McLaren Racing est, derrière la Scuderia Ferrari, l'écurie la plus titrée de la Formule 1, et également après l'écurie de Maranello, la plus ancienne encore en activité. Après une association longue de vingt ans avec Mercedes en tant que motoriste, McLaren commence un nouveau partenariat avec Honda à partir de 2015 qui s'achève en 2017 après trois années de mauvais résultats. McLaren s'associe avec le motoriste Renault à partir de la saison 2018.

Historique

1963-1966 : naissance de l'écurie

Pilote officiel de l'écurie Cooper à partir de 1958 en Formule 2, puis 1959 en Formule 1, le Néo-Zélandais Bruce McLaren devient cette année-là à Sebring le plus jeune vainqueur de Grand Prix, à l'âge de 22 ans. Lorsque son coéquipier et mentor Jack Brabham quitte l'écurie Cooper à la fin de l'année 1960 pour bâtir sa propre structure, Bruce McLaren devient le leader de l'équipe, mais ne peut empêcher son lent déclin. Inspiré par l'exemple de Jack Brabham, il décide alors lui aussi de créer sa propre écurie de course.

Le Bruce McLaren Motor Racing Ltd voit le jour lors de l'hiver 1963-1964. Bruce McLaren engage sous sa propre bannière des Cooper dans le championnat de Formule Tasmane, une série hivernale très réputée, et disputée en Océanie lors de l'inter-saison de Formule 1. Pour l'épauler dans son entreprise, il est rapidement épaulé par Teddy Mayer un juriste américain passionné de sport automobile et qui faisait à l'origine office de manager pour son jeune frère Tim Mayer, engagé par Bruce McLaren en tant que deuxième pilote. Malgré la mort de Tim Mayer en février 1964, Bruce McLaren et Teddy Mayer décident de poursuivre l'aventure. En 1964, parallèlement à ses engagements en Formule 1, Bruce McLaren élargit les activités de son équipe aux épreuves d'endurance, et notamment aux épreuves américaines, alors richement dotées. Pour cela, il prend à nouveau comme base des châssis Cooper.

Ce n'est qu'en 1966 que l'équipe McLaren devient non plus préparateur, mais un constructeur à part entière. Début 1966, McLaren crée son premier prototype de type Can-Am, ainsi que sa première Formule 1, la M2B.

1966-1983 : premiers succès, premiers titres

Si l'équipe de Can-Am ne tarde pas à dominer outrageusement ses rivales, il n'en va pas de même pour l'équipe de F1, essentiellement faute d'une bonne motorisation. Pour sa première saison, McLaren jongle sans grand succès avec un V8 Ford de 4 200 cm3 issu des épreuves américaines et à la cylindrée rabaissée aux 3 000 cm3 réglementaires (ce moteur n'a rien à voir avec le fameux V8 Ford Cosworth qui ne verra le jour que l'année suivante) ainsi qu'avec un V8 Serenissima (issu du fiasco A-T-S) du Comte Volpi. En 1967, Bruce McLaren passe un accord de fourniture moteur avec BRM, mais les retards de conception du V12 BRM obligent McLaren à se tourner durant la majeure partie de l'année vers le V8 BRM de 2 000 cm3 à la puissance insuffisante, ce qui gâche à nouveau la saison.

C'est à partir de 1968 que les résultats décollent enfin. L'équipe McLaren est renforcée par le champion du monde en titre Denny Hulme (déjà équipier de McLaren en Can-Am), et surtout, bénéficie comme Lotus et Matra du V8 Ford-Cosworth, gage de performance et de fiabilité. Le Bruce McLaren pilote offre en Belgique au Bruce McLaren directeur d'équipe son premier succès en Formule 1. Quelques semaines plus tard, c'est Denny Hulme qui décroche deux victoires et parvient à s'inviter à la lutte pour le titre mondial.

Perturbée en 1969 par le développement de deux programmes simultanés en F1 (comme d'autres équipes, McLaren se fourvoie en croyant voir une solution d'avenir dans une monoplace à quatre roues motrices), l'écurie anglo-néo-zélandaise rate sa saison. Denny Hulme parvient tout de même à décrocher une victoire en fin d'année au Mexique.

McLaren M8D (1970)

Bien engagée, la saison 1970 tourne au drame lorsque début mai, Denny Hulme est victime lors des essais des 500 Miles d'Indianapolis (nouvel objectif de McLaren) d'un grave accident qui lui occasionne de sévères brûlures aux mains. Plus grave, le 2 juin 1970, lors d'une séance d'essais privés sur le circuit de Goodwood en Angleterre, Bruce McLaren perd le contrôle de son prototype CanAm, déséquilibré par la perte de son capot moteur. La M8D vient s'écraser sur un poste de commissaires en béton, tuant instantanément son pilote.

En 1974, McLaren connaît son premier grand succès : un titre constructeur et un titre pilote (avec Emerson Fittipaldi) en battant Ferrari. En 1976, James Hunt remporte également le championnat pilote avec une McLaren malgré la victoire de Ferrari aux constructeurs. Il faut noter néanmoins que le titre de Hunt fut acquis après le retrait volontaire de Niki Lauda pendant le Grand Prix du Japon, dernière course de la saison. En effet, la pluie battante avait convaincu Lauda que sa vie valait mieux qu'un titre pilote (ce qu'on peut aisément comprendre à la suite du grave accident dont il fut victime au Nürburgring la même année).

La fin de l'année 1980 marque un grand tournant pour McLaren : Ron Dennis devient le nouveau patron de l'équipe, et recrute l'ingénieur John Barnard qui conçoit la première F1 en matériaux composites, qui offre une plus grande légèreté et une meilleure rigidité. McLaren remporte sa première victoire depuis 4 ans à Silverstone aux mains de John Watson.

Pour la saison 1982, Ron Dennis parvient à convaincre Niki Lauda, retraité depuis 1979, (et moyennant une somme substantielle), à reprendre la compétition. Ce dernier fera un retour plus que brillant en remportant un grand prix cette année-là. Après une année 1983 plus en demi-teinte, Ron Dennis parvient à engager Alain Prost, tout juste licencié par Renault après leur catastrophique fin de saison.

1984-1993 : l'ère Prost-Senna

Nanti de cette équipe de rêve, et du tout nouveau moteur TAG Porsche, McLaren va alors effectuer une saison sans précédent, remportant douze Grands Prix (sept pour Prost et cinq pour Lauda) sur les seize du championnat 1984 et s'adjugeant le titre constructeurs à trois courses de la fin de la saison. Ce sera cependant Lauda qui coiffera la couronne mondiale pour un demi-point (score le plus serré jusqu'à présent), grâce à sa plus grande régularité (Prost avait encore la fâcheuse habitude de casser ou gagner).

L'année 1985 est l'année du triomphe pour Prost et de la confirmation pour McLaren. Après une saison en demi-teinte (marquée tout de même par une magnifique victoire en fin de saison après une jolie bagarre contre Prost au Grand Prix des Pays-Bas), Niki Lauda tire définitivement un trait sur la compétition.

1986 voit le deuxième titre de Prost malgré la domination des Williams, équipées d'un moteur turbo Honda arrivé à maturité. Prost profite cette année-là de la rivalité des deux pilotes adverses, Mansell et Piquet, pour les coiffer au poteau lors de la dernière course, grâce à sa maîtrise tactique et son pilotage très fin, il était en effet considéré comme le pilote sachant le mieux économiser une voiture.

L'année 1987 est, sans surprise, dominée par les Williams, mais l'ambiance de lutte intestine y régnant en permanence convainc les gens de Honda de répondre à l'appel de Ron Dennis pour 1988. C'est à cette même époque qu'Ayrton Senna rejoint l'équipe McLaren, formant avec Alain Prost la dream team dont tout manager de Formule 1 souhaite disposer.

Le résultat ne se fait pas attendre. McLaren écrase littéralement la concurrence, s'adjugeant quinze courses sur les seize que comptait le championnat, remportant le titre à cinq épreuves de la fin, réalisant dix doublés et réalisant quinze fois la pole position. La voiture, la MP4-4 s'avère la meilleure machine, bien aidée par le bloc Honda et Ayrton Senna voit son talent récompensé par le titre des pilotes.

1989 s'annonce sous les mêmes auspices, mais c'est l'année où les relations entre Alain Prost et Ayrton Senna se dégradent à cause d'un pacte de non-agression non respecté par le Brésilien à Imola pour le Grand Prix de St-Marin. La fureur de Prost, l'intervention de la presse enveniment les choses et aboutissent à une situation explosive trouvant son dénouement à Suzuka au Japon avec le fameux accrochage entre les deux pilotes McLaren. Prost devient champion du monde et quitte McLaren tandis que Senna est disqualifié de la course pour « aide extérieure ».

Au milieu de tout ceci, Ron Dennis peut néanmoins être content car il accroche un nouveau doublé pilote-constructeur au palmarès de son écurie.

En 1990, Prost part chez Ferrari, celui-ci est remplacé par l'Autrichien Gerhard Berger. Senna et Prost luttent pour le titre toute la saison, mais le Brésilien est sacré après un nouvel accrochage à Suzuka, volontairement provoqué comme il l'avouera quelque temps après. Le début de saison 1991 est parfait pour Senna : quatre victoires sur quatre courses et 29 points d'avance sur Prost, alors son plus proche rival. La suite sera plus difficile, avec l'émergence des Williams-Renault qui dominent la suite de la saison. Toutefois, plusieurs erreurs les empêchent de rattraper Senna qui remporte son troisième titre mondial tandis que McLaren l'emporte pour la quatrième année consécutives. En 1992, les Williams sont encore plus fortes, et Senna et McLaren ne peuvent lutter. Senna finit même derrière le jeune allemand Michael Schumacher, à la quatrième place. Cette cuisante défaite pousse Honda à quitter la F1, et Senna hésite à poursuivre l'aventure. Il est pourtant bien au départ de la saison 1993, avec un moteur Cosworth et un nouvel équipier : l'Américain Michael Andretti. Senna résiste magnifiquement à l'association Prost-Williams pourtant supérieure, remportant cinq victoires. Andretti déçoit énormément, et est remplacé en fin de saison par le jeune finlandais Mika Häkkinen, qui parviendra à signer son premier podium au Grand Prix du Japon.

1994-2001 : l'ère Häkkinen

En 1994, McLaren perd Senna, parti chez Williams, et se lie au motoriste et constructeur automobile Peugeot. L'expérimenté Martin Brundle remplace Senna mais la saison est décevante, puisque McLaren ne remporte aucune course. L'équipe anglaise se sépare d'ailleurs de Peugeot pour s'associer avec Mercedes. Toutefois, la saison 1995 est extrêmement difficile, l'écurie pointant un temps à la sixième place au championnat, avec l'échec total de l'association avec Nigel Mansell, et avec l'accident de Häkkinen en fin de saison. En 1996, Ron Dennis recrute le jeune espoir écossais David Coulthard. Malgré des débuts à nouveau difficiles, il y a de nets progrès en fin de saison, avec plusieurs podiums. Ces progrès sont confirmés en 1997, avec trois victoires à Melbourne (avec David Coulthard), Monza (avec David Coulthard) et Jerez (première victoire de Mika Häkkinen). De plus, McLaren a recruté le fameux ingénieur Adrian Newey. En 1998, McLaren et Häkkinen sont sacrés champions du monde, malgré la résistance de Michael Schumacher et Ferrari qui font durer le suspense jusqu'à Suzuka, malgré une MP4-13 plus performante. En 1999, plusieurs erreurs et problèmes de fiabilité coûtent de nombreux points et le titre constructeurs à McLaren, mais Häkkinen parvient à conserver son titre, de deux points face à Eddie Irvine.

En 2000, Häkkinen et Schumacher luttent de nouveau pour le titre, mais l'Allemand profite de la meilleure fiabilité de sa voiture pour être sacré. En 2001, les Ferrari sont encore plus fortes, les Williams sont de retour au sommet avec BMW et Michelin. Tandis que Coulthard est le seul à pouvoir lutter avec Schumacher en début de saison (avec deux victoires notamment), Häkkinen est victime d'une terrible malchance, abandonnant à sept reprises. Malgré deux victoires, à Silverstone et Indianapolis, le Finlandais ne termine que cinquième et décide de prendre sa retraite. Il est remplacé par son jeune compatriote Kimi Räikkönen.

2002-2006 : l'ère Räikkönen

En 2002, Ferrari écrase le championnat, et McLaren doit se contenter d'une victoire de Coulthard à Monaco et d'une troisième place finale au championnat du monde avec seulement 65 unités, soit quasiment quatre fois moins que Ferrari ! En 2003, McLaren utilise une évolution de la voiture de 2002, remplaçant la MP4-18 qui ne sera finalement jamais prête. L'équipe anglaise reste troisième mais parvient à s'imposer à deux reprises (Coulthard en Australie et Räikkönen en Malaisie) et réduit considérablement l'écart qui le sépare de Ferrari. Räikkönen lutte jusqu'au bout pour le titre mondial face à Schumacher, grâce à de nombreuses places d'honneur, et à une victoire en Malaisie, la première de sa carrière. Il échoue à deux points de l'Allemand. En fin de saison, McLaren recrute le Colombien Juan Pablo Montoya pour 2005.

En 2004, McLaren utilise la MP4-19, dérivée directement de la MP4-18. Mais celle-ci n'est ni performante, ni fiable, et il faudra attendre une version B à mi-saison pour voir des progrès, et une victoire de Räikkönen à Spa. McLaren termine toutefois au cinquième rang, son pire classement depuis 21 ans.

En 2005, la McLaren MP4-20 est la voiture la plus performante, mais aussi la moins fiable, et elle empêche Räikkönen de lutter pour le titre malgré sept victoires. Celui-ci est toutefois vice-champion, tout comme McLaren. Fin 2005, McLaren recrute le nouveau champion du monde Fernando Alonso pour 2007.

En 2006, la MP4-21 est plus fiable que son ainée, mais moins performante. Il n'y a pas de victoire pour la première fois depuis 1996, et Montoya est renvoyé après une première moitié de saison décevante et un accrochage avec Räikkönen au départ à Indianapolis. Pedro de la Rosa, qui avait déjà roulé pour McLaren à l'occasion du Grand Prix de Bahreïn 2005, assure l'intérim jusqu'à la fin de la saison, terminant notamment deuxième en Hongrie.

2007-2012 : l'ère Hamilton

En 2007, McLaren accueille le double champion du monde Fernando Alonso et le jeune britannique Lewis Hamilton, champion en titre de GP2. La McLaren MP4-22 est très performante et les deux hommes vont se concurrencer toute la saison. Toutefois, la révélation de l'affaire d'espionnage de Ferrari à mi-saison va créer de nombreuses tensions et aboutir à l'exclusion de l'équipe britannique du championnat. Le duel entre Alonso et Hamilton va provoquer plusieurs erreurs (pénalité pour Alonso à Budapest, sortie de piste d'Alonso à Fuji, de Hamilton en Chine, problème électronique pour Hamilton au Brésil) dont va profiter Räikkönen, passé chez Ferrari, pour devenir champion du monde.

En 2008, Heikki Kovalainen remplace Alonso, et Hamilton devient le leader de l'équipe. Malgré une voiture moins performante au début de saison, Hamilton remporte les courses difficiles (Melbourne, Monaco, Silverstone) puis fait jeu égal avec Felipe Massa pour être sacré au dernier virage à Interlagos. Kovalainen, quant à lui, remporte une course, le Grand Prix de Hongrie, après l'abandon de Massa, réalise sa première pole position à Silverstone et monte sur le podium à trois reprises. McLaren termine à la seconde place du championnat.

En 2009, McLaren réalise un début de saison désastreux, avec une MP4-24 peu performante, elle n'inscrit ainsi que quatorze points en neuf courses et est provisoirement sixième. Elle relève peu à peu la tête avec deux victoires (à Budapest et Singapour), quatre pole positions (Europe, Italie, Singapour et Abou Dabi) et plusieurs podiums pour Hamilton en fin de saison, et une troisième place finale au championnat du monde, devant Ferrari.

Le 16 novembre 2009, Mercedes-Benz annonce le rachat de 75,1 % de l'écurie Brawn GP Formula One Team qui devient l'écurie officielle du constructeur sous le nom de Mercedes Grand Prix. Le contrat moteur avec McLaren est toutefois prolongé jusqu'en 2015 mais l'équipe britannique doit racheter sous deux ans les 40 % du capital encore détenus par Mercedes et se passer de tout ou partie de l'aide financière du constructeur allemand. Pour épauler Lewis Hamilton, Jenson Button, champion du monde en titre, signe un contrat de trois ans et remplace Heikki Kovalainen. Le champion du monde réalise un excellent début de saison, avec deux victoires sous la pluie en Australie et en Chine, puis Hamilton prend le relais en Turquie, au Canada et en Belgique. Il est alors en lutte pour le titre, mais divers problèmes dans la dernière ligne droite le relèguent en quatrième position devant Button. McLaren termine à la seconde place du championnat tandis qu'Hamilton termine quatrième et Button cinquième.

Le duo rempile en 2011 et est le principal concurrent de Red Bull Racing, remportant six des sept épreuves non remportées par une Red Bull cette année-là. Button termine second avec trois victoires (Canada, Hongrie, Japon) et Hamilton cinquième avec trois victoires également (Chine, Allemagne, Abou Dabi). Pour la deuxième année consécutive, McLaren termine second du championnat des constructeurs.

En 2012, Jenson Button gagne la manche inaugurale en Australie. La MP4-27 n'est pourtant ni constante, ni fiable et les pilotes abandonnent assez régulièrement pour des causes techniques. À la mi-saison, Hamilton remporte le Grand Prix de Hongrie et le Grand Prix d'Italie et Button le Grand Prix de Belgique. Lors de ce Grand Prix, des tensions entre les deux pilotes apparaissent quand Hamilton critique le fait qu'on ne lui ait pas mis à disposition un nouvel aileron plus performant, ce qui le relègue à une seconde de Button en qualifications[1]. Le 28 septembre, Hamilton annonce son départ pour Mercedes Grand Prix[2]. En fin de saison, Hamilton gagne le Grand Prix des États-Unis et Button remporte la dernière course, au Brésil. Ferrari, avec une voiture plus fiable, prend néanmoins la deuxième place du championnat des constructeurs[3].

2013-2014 : dernières années avec Mercedes-Benz

En 2013, pour remplacer Lewis Hamilton, McLaren promeut Sergio Pérez, auteur de trois podiums chez Sauber en 2012. Contrairement aux autres écuries, McLaren décide de partir d'une feuille blanche pour concevoir sa McLaren MP4-28 alors que la réglementation technique n'a pas beaucoup évoluée durant l'intersaison. Martin Whitmarsh est inquiet du rythme de sa McLaren envisage même un temps de revenir à la voiture de la saison précédente mise aux normes 2013[4],[5].

Dès le Grand Prix d'Australie, McLaren est dominé par les Red Bull Racing, Ferrari, Mercedes et même aux Lotus. Jenson Button et Sergio Pérez se qualifient dixième et quinzième et terminent neuvième et onzième. En Malaisie, les voitures sont en Q3 mais seul Pérez inscrit les points de la neuvième place ; McLaren est repoussée au septième rang avec quatre points. Les choses s'améliorent avec la cinquième place de Button en Chine et la sixième de Pérez à Bahreïn où les coéquipiers se livrent à une lutte sans merci et le Mexicain touche la roue arrière de Button[6]. Si Button se classe sixième à Monaco, faisant remonter l'équipe au contact de Force India, les deux courses suivantes se soldent par des scores vierges ; la série record de 64 Grands Prix consécutifs dans les points pour McLaren depuis le Grand Prix de Bahreïn 2010 est stoppée au Canada. À Silverstone, Pérez est une des victimes des nombreuses explosions de pneus ayant émaillés l'épreuve. Après huit Grands Prix, McLaren occupe le sixième rang du championnat avec 37 points et a 22 points de retard sur Force India. À partir du Grand Prix d'Allemagne, elle place à plusieurs reprises ses voitures dans les points, notamment au Brésil où Button, quatrième, réalise le meilleur résultat de la saison, Pérez finissant sixième. McLaren termine la saison 2013 à la cinquième place avec 122 points, son plus mauvais classement depuis 2004. Il s'agit de sa première saison sans victoire depuis 2006, sa première saison sans pole position depuis 2002 et sa première saison sans podium depuis 1980.

Deux annonces importantes sont faites au cours de l'année. Le 14 mars, le commanditaire principal Vodafone, présent depuis 2007, ne reconduit pas son contrat à l'issue de la saison[7]. Le 16 mai, Honda annonce un partenariat avec l'équipe en 2015[8].

Après une saison décevante, Sergio Pérez est remplacé par le novice Kevin Magnussen[9]. Peter Prodromou, adjoint d'Adrian Newey chez Red Bull Racing, est recruté en vue de la saison 2015 et du retour de Honda. Le 29 janvier, Éric Boullier, en provenance de Lotus F1 Team, devient directeur de la compétition[10]. L'écurie reste sans partenaire commercial principal. Lors des quatre premières courses, McLaren signe des accords ponctuels avec ses partenaires techniques. Mobil 1, Esso, Gulf Air et SAP se succèdent ainsi sur les pontons de la McLaren MP4-29. En Australie, Kevin Magnussen obtient son premier podium en Formule 1 en se classant deuxième, juste devant son coéquipier Jenson Button ; ce podium, le premier depuis le Grand Prix du Brésil 2012, permet à l'équipe de pointer en tête du championnat du monde pour la première fois depuis le Grand Prix de Chine 2012.

La MP4-29 manque toutefois de performances et de fiabilité et l'équipe commet plusieurs erreurs stratégiques. Si Button et Magnussen terminent sixième et neuvième en Malaisie, les trois Grands Prix suivants ne voient aucune McLaren inscrire de points, repoussant l'écurie britannique à la sixième place après le Grand Prix d'Espagne. Les pilotes marquent ensuite lors de toutes les autres manches de la saison, avec notamment une sixième place de Jenson Button à Monaco, une quatrième au Canada et en Grande-Bretagne. Après la onzième manche de la saison, le Grand Prix de Hongrie, McLaren est sixième du classement des constructeurs avec 97 points, la dernière des quatre équipes motorisées par Mercedes.

McLaren remonte à la cinquième position et, en fin de saison, occupe régulièrement les cinq premières places. Jenson Button s'y classe quatre fois sur les cinq derniers Grands Prix et Kevin Magnussen est cinquième au Russie. Elle conclut sa vingtième et dernière saison avec Mercedes à la cinquième place avec 181 points.

2015-2017 : retour de Honda en tant que motoriste et trois saisons difficiles

En 2015, Jenson Button reste dans l'équipe et Fernando Alonso fait son retour après son départ à l'issue de la saison 2007. Le duo de champions du monde pilote une McLaren MP4-30 motorisée par un bloc V6 Honda qui manque nettement de performance et de fiabilité.

Fernando Alonso, victime d'une violente sortie de piste lors des tests hivernaux à Barcelone déclare forfait au Grand Prix d'Australie et est remplacé par Kevin Magnussen qui se qualifie en dernière ligne, aux côtés de son coéquipier qui concède plus de cinq secondes sur la pole position de Lewis Hamilton. Magnussen ne prend pas le départ à cause d'un problème moteur et Button termine onzième et dernier à deux tours du vainqueur Lewis Hamilton. Durant la première moitié de saison, les McLaren, en fond de grille, ne devancent régulièrement que la modeste écurie Manor Marussia. En Malaisie, Alonso et Button se qualifient en neuvième ligne et abandonnent tous deux. Les deux monoplaces terminent la course en Chine. À Bahreïn, seul Fernando Alonso prend le départ car Jenson Button connaît un problème d'électricité dans le tour de formation ; il termine à la porte des points.

À partir du Grand Prix d'Espagne, McLaren progresse en qualifications et devance les Sauber mais, après cinq Grands Prix, n'a pas inscrit le moindre point. À Monaco, alors qu'Alonso abandonne, Button inscrit les premiers points de son équipe en terminant huitième. Les Grands Prix du Canada et d'Autriche se soldent par un nouveau double abandon. En Grande-Bretagne, Fernando Alonso profite de la pluie pour marquer son premier point en terminant dixième. Au Grand Prix de Hongrie, marqué par de nombreux incidents de course, Alonso termine cinquième et Button neuvième, réalisant sa meilleure performance de la saison ; c'est la seule fois de l'année où les deux voitures terminent dans les points. Malgré cette progression, McLaren ne marque que dix points supplémentaires sur le reste de la saison (avec Jenson Button neuvième en Russie et sixième aux États-Unis). Sans la moindre victoire, la moindre pole position, le moindre podium, le moindre meilleur tour, le moindre tour en tête, et avec 27 points, McLaren Racing obtient son pire résultat depuis 1980 en se classant neuvième du classement des constructeurs. Button (seizième) et Alonso (dix-septième) réalisent leurs pires résultats depuis 2008 et 2001.

Fernando Alonso au Grand Prix de Grande-Bretagne 2016

Pour l'ouverture de la saison 2016, en Australie, les deux voitures sont en sixième ligne ; Jenson Button termine quatorzième tandis que Fernando Alonso est victime d'un spectaculaire accident consécutif à un accrochage avec Esteban Gutiérrez : la MP4-31 part en tonneaux et atterrit sur le toit. Il déclare forfait pour le Grand Prix de Bahreïn et est remplacé par Stoffel Vandoorne qui inscrit le premier point de l'équipe tandis que Button abandonne sur casse moteur. En Chine, aucun pilote ne marque de point.

Alonso se classe sixième en Russie et cinquième à Monaco et Button s'élance depuis la troisième place et à termine sixième en Autriche. Les McLaren se retrouvent souvent dans aux alentours de la septième place, avec l'un ou l'autre de ses pilotes. En Italie, Alonso réalise le premier meilleur tour de McLaren depuis le Grand Prix de Malaisie 2013, le premier d'un moteur Honda depuis le Grand Prix du Portugal 1992. Fernando Alonso se classe dixième et Jenson Button quinzième du championnat tandis qu'avec 76 points récoltés, mais toujours sans podium, grâce un moteur Honda plus fiable quoi que toujours en net déficit de puissance par rapport à ses concurrents, McLaren remonte à la sixième place.

En 2017, le Belge Stoffel Vandoorne devient titulaire et prend la place de Button, parti à la retraite. McLaren ne marque aucun point dans les sept premiers Grand Prix, son pire début de saison. Lors des quatre premiers Grands Prix, seul Vandoorne reçoit le drapeau à damier, à deux reprises, en raison des nombreuses défaillances du moteur japonais. Certaines casses moteurs contraignent même le Belge à ne pas prendre le départ à Bahreïn et Alonso à Sotchi. En Azerbaïdjan, McLaren inscrit ses premiers points grâce à la neuvième place d'Alonso. Le Grand Prix de Hongrie voit la meilleure performance de la saison pour les McLaren, Alonso terminant sixième et réalisant le meilleur tour quand Vandoorne termine neuvième. Lors de la reprise, à Spa-Francorchamps, tout comme à Monza, Alonso et Vandoorne, en proie à des soucis mécaniques, peinent à décoller du milieu du peloton. Les McLaren-Honda accumulent les pénalités mécaniques et s'élancent souvent du fond de grille, tant sont nécessaires des changements d'éléments du groupe propulseur japonais, si ce n'est le moteur dans son entier. L'écurie termine le championnat 2017 à la neuvième et avant-dernière place du classement constructeurs, avec 30 points, dont 17 marqués par Alonso, au mieux sixième en Hongrie, alors que Vandoorne compte deux septièmes places, à Singapour et à Sepang.

2018: Nouveau partenariat avec Renault

Le 15 septembre 2017, l'écurie annonce la fin de son partenariat avec Honda à l'issue de la saison et la signature d'un contrat avec Renault jusqu'en 2020[11].

Résultats en championnat du monde de Formule 1

Depuis ses débuts en 1966, McLaren a remporté le championnat du monde des constructeurs à huit reprises et douze fois celui des pilotes, avec 182 victoires en Grand Prix, 155 pole positions, 485 podiums et 155 meilleurs tours en course. 5 146,5 points ont été marqués par l'équipe en 821 Grands Prix.

Par ailleurs, si Graham Hill est le seul pilote de l'histoire à avoir un jour remporté les trois grandes compétitions automobiles que sont les 500 Miles d'Indianapolis, les 24 Heures du Mans et le championnat du monde de Formule 1, McLaren est la seule parmi toutes les écuries à avoir réalisé ce triplé historique.

Résultats de l'écurie McLaren Racing en championnat du monde de Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus Pilotes Grands Prix disputés Points inscrits Classement
1966 Bruce McLaren Motor Racing McLaren M2B Ford
Serenissima
Firestone Bruce McLaren 6 2
1
9e
12e
1967 Bruce McLaren Motor Racing McLaren M4B
McLaren M5A
McLaren M7A
BRM Goodyear Bruce McLaren 6 3 8e
1968 Bruce McLaren Motor Racing McLaren M5A
McLaren M7A
BRM
Ford-Cosworth
Goodyear Denny Hulme
Bruce McLaren
12 3
49
10e
2e
1969 Bruce McLaren Motor Racing McLaren M7A
McLaren M7C
McLaren M9A
Ford-Cosworth Goodyear
Dunlop
Denny Hulme
Bruce McLaren
Derek Bell
11 38 4e
1970 Bruce McLaren Motor Racing McLaren M7C
McLaren M7D
McLaren M14A
McLaren M14D
Ford-Cosworth
Alfa Romeo
Goodyear
Firestone
Denny Hulme
Bruce McLaren
Andrea De Adamich
Peter Gethin
Dan Gurney
Nanni Galli
13 34
0
4e
9e
1971 Bruce McLaren Motor Racing McLaren M7C
McLaren M14A
McLaren M19A
Ford-Cosworth Goodyear Denny Hulme
Peter Gethin
Jackie Oliver
11 10 6e
1972 Yardley Team McLaren McLaren M19A
McLaren M19C
Ford-Cosworth Goodyear Denny Hulme
Peter Revson
Brian Redman
Jody Scheckter
12 47 3e
1973 Yardley Team McLaren McLaren M19A
McLaren M19C
McLaren M23
Ford-Cosworth Goodyear Jody Scheckter
Denny Hulme
Peter Revson
Jacky Ickx
15 58 3e
1974 Marlboro Team Texaco
Yardley Team McLaren
McLaren M23 Ford-Cosworth Goodyear Emerson Fittipaldi
Denny Hulme
Mike Hailwood
David Hobbs
Jochen Mass
15 73 Champion
1975 Marlboro Team Texaco McLaren M23 Ford-Cosworth Goodyear Emerson Fittipaldi
Jochen Mass
14 63 3e
1976 Marlboro Team McLaren McLaren M23 Ford-Cosworth Goodyear James Hunt
Jochen Mass
16 75 2e
1977 Marlboro Team McLaren McLaren M23
McLaren M26
Ford-Cosworth Goodyear James Hunt
Jochen Mass
Bruno Giacomelli
Gilles Villeneuve
17 60 3e
1978 Marlboro Team McLaren
Löwenbräu Team McLaren
McLaren M23
McLaren M26
Ford-Cosworth Goodyear James Hunt
Patrick Tambay
Bruno Giacomelli
16 15 8e
1979 Marlboro Team McLaren
Löwenbräu Team McLaren
McLaren M26
McLaren M28
McLaren M29
Ford-Cosworth Goodyear John Watson
Patrick Tambay
15 15 7e
1980 Marlboro Team McLaren McLaren M29
McLaren M30
Ford-Cosworth Goodyear John Watson
Alain Prost
Stephen South (en)
14 11 8e
1981 Marlboro McLaren International McLaren M29F
McLaren MP4/1
Ford-Cosworth Michelin John Watson
Andrea De Cesaris
15 28 6e
1982 Marlboro McLaren International McLaren MP4/1
McLaren MP4/1B
Ford-Cosworth Michelin John Watson
Niki Lauda
15 69 2e
1983 Marlboro McLaren International McLaren MP4/1C
McLaren MP4/1E
Ford-Cosworth
TAG
Michelin John Watson
Niki Lauda
15 34
0
5e
18e
1984 Marlboro McLaren International McLaren MP4/2 TAG Michelin Alain Prost
Niki Lauda
16 143,5 Champion
1985 Marlboro McLaren International McLaren MP4/2B TAG Goodyear Niki Lauda
John Watson
Alain Prost
16 90 Champion
1986 Marlboro McLaren International McLaren MP4/2C TAG Goodyear Alain Prost
Keke Rosberg
16 96 2e
1987 Marlboro McLaren International McLaren MP4/3 TAG Goodyear Alain Prost
Stefan Johansson
16 76 2e
1988 Honda Marlboro McLaren McLaren MP4/4 Honda Goodyear Alain Prost
Ayrton Senna
16 199 Champion
1989 Honda Marlboro McLaren McLaren MP4/5 Honda Goodyear Ayrton Senna
Alain Prost
16 141 Champion
1990 Honda Marlboro McLaren McLaren MP4/5B Honda Goodyear Ayrton Senna
Gerhard Berger
16 121 Champion
1991 Honda Marlboro McLaren McLaren MP4/6 Honda Goodyear Ayrton Senna
Gerhard Berger
16 139 Champion
1992 Honda Marlboro McLaren McLaren MP4/6B
McLaren MP4/7A
Honda Goodyear Ayrton Senna
Gerhard Berger
16 99 2e
1993 Marlboro McLaren McLaren MP4/8 Ford-Cosworth Goodyear Michael Andretti
Mika Häkkinen
Ayrton Senna
16 84 2e
1994 Marlboro McLaren Peugeot McLaren MP4/9 Peugeot Goodyear Mika Häkkinen
Philippe Alliot
Martin Brundle
16 42 4e
1995 Marlboro McLaren Mercedes McLaren MP4/10
McLaren MP4/10B
McLaren MP4/10C
Mercedes Goodyear Mark Blundell
Nigel Mansell
Mika Häkkinen
Jan Magnussen
17 30 4e
1996 Marlboro McLaren Mercedes McLaren MP4/11
McLaren MP4/11B
Mercedes Goodyear Mika Häkkinen
David Coulthard
16 49 4e
1997 West McLaren Mercedes McLaren MP4-12 Mercedes Goodyear Mika Häkkinen
David Coulthard
17 63 4e
1998 West McLaren Mercedes McLaren MP4-13 Mercedes Bridgestone Mika Häkkinen
David Coulthard
16 156 Champion
1999 West McLaren Mercedes McLaren MP4-14 Mercedes Bridgestone Mika Häkkinen
David Coulthard
16 124 2e
2000 West McLaren Mercedes McLaren MP4-15 Mercedes Bridgestone Mika Häkkinen
David Coulthard
17 152 2e
2001 West McLaren Mercedes McLaren MP4-16 Mercedes Bridgestone Mika Häkkinen
David Coulthard
17 102 2e
2002 West McLaren Mercedes McLaren MP4-17 Mercedes Michelin David Coulthard
Kimi Räikkönen
17 65 3e
2003 West McLaren Mercedes McLaren MP4-17D Mercedes Michelin David Coulthard
Kimi Räikkönen
16 142 3e
2004 West McLaren Mercedes McLaren MP4-19
McLaren MP4-19B
Mercedes Michelin David Coulthard
Kimi Räikkönen
18 69 5e
2005 Team McLaren Mercedes McLaren MP4-20 Mercedes Michelin Kimi Räikkönen
Juan Pablo Montoya
Pedro de la Rosa
Alexander Wurz
19 182 2e
2006 Team McLaren Mercedes McLaren MP4-21 Mercedes Michelin Kimi Räikkönen
Juan Pablo Montoya
Pedro de la Rosa
18 110 3e
2007 Vodafone McLaren Mercedes McLaren MP4-22 Mercedes Bridgestone Fernando Alonso
Lewis Hamilton
17 0 (218) Exclue
2008 Vodafone McLaren Mercedes McLaren MP4-23 Mercedes Bridgestone Lewis Hamilton
Heikki Kovalainen
18 151 2e
2009 Vodafone McLaren Mercedes McLaren MP4-24 Mercedes Bridgestone Lewis Hamilton
Heikki Kovalainen
17 71 3e
2010 Vodafone McLaren Mercedes McLaren MP4-25 Mercedes Bridgestone Jenson Button
Lewis Hamilton
19 454 2e
2011 Vodafone McLaren Mercedes McLaren MP4-26 Mercedes Pirelli Jenson Button
Lewis Hamilton
19 497 2e
2012 Vodafone McLaren Mercedes McLaren MP4-27 Mercedes Pirelli Jenson Button
Lewis Hamilton
20 378 3e
2013 Vodafone McLaren Mercedes McLaren MP4-28 Mercedes Pirelli Jenson Button
Sergio Pérez
19 122 5e
2014 McLaren Mercedes McLaren MP4-29 Mercedes Pirelli Jenson Button
Kevin Magnussen
19 181 5e
2015 McLaren Honda McLaren MP4-30 Honda Pirelli Jenson Button
Fernando Alonso
Kevin Magnussen
19 27 9e
2016 McLaren-Honda Formula 1 Team McLaren MP4-31 Honda Pirelli Jenson Button
Fernando Alonso
Stoffel Vandoorne
21 76 6e
2017 McLaren-Honda Formula 1 Team McLaren MCL32 Honda Pirelli Fernando Alonso
Stoffel Vandoorne
Jenson Button
20 30 9e
2018 McLaren Formula 1 Team McLaren MCL33 Renault Pirelli Fernando Alonso
Stoffel Vandoorne
- - e
Écuries privées ou semi-privées ayant engagé des châssis McLaren en championnat
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus Pilotes Grands Prix disputés
1968 Joakim Bonnier Racing Team McLaren M5A BRM Goodyear Joakim Bonnier 7
1968 Anglo American Racers McLaren M7A Ford-Cosworth Goodyear Dan Gurney 3
1969 Team Lawson McLaren M7A Ford-Cosworth Dunlop Basil van Rooyen 1
1969 Antiques Automobiles McLaren M7B Ford-Cosworth Goodyear Vic Elford 4
1970 Team Surtees McLaren M7A Ford-Cosworth Firestone John Surtees 4
1970 Écurie Bonnier McLaren M7C Ford-Cosworth Goodyear Joakim Bonnier 2
1971 Écurie Bonnier McLaren M7C Ford-Cosworth Goodyear Joakim Bonnier
Helmut Marko
5
1971 Penske-White Racing McLaren M19A Ford-Cosworth Goodyear Mark Donohue
David Hobbs
2
1974 Scribante Lucky Strike Team McLaren M23 Ford-Cosworth Goodyear Dave Charlton 1
1975 Lucky Strike Team McLaren M23 Ford-Cosworth Goodyear Dave Charlton 1
1977 Iberia Airlines McLaren M23 Ford-Cosworth Goodyear Emilio de Villota 7
1977 Chesterfield Racing McLaren M23 Ford-Cosworth Goodyear Brett Lunger 10
1978 Liggett Group/B&S Fabrications McLaren M23
McLaren M26
Ford-Cosworth Goodyear Brett Lunger 14
1978 Centro Asegurador F1 McLaren M23 Ford-Cosworth Goodyear Emilio de Villota 1
1978 Melchester Racing McLaren M23 Ford-Cosworth Goodyear Tony Trimmer 1
1978 BS Fabrications McLaren M23 Ford-Cosworth Goodyear Nelson Piquet 3


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